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historique

1971 - Création du PNOD

Création du PNOD dans le contexte d’un mouvement mondial de conservation basé sur un système de clôture et de sanctions, le gouvernement du Sénégal a établi le Parc National des Oiseaux du Djoudj (PNOD) par le décret n°71-411 du 14 avril 1971.

1975 - Agrandissement

Sa superficie est passée de 12 000 à 16 000 hectares par décret N° 75-1222 du 10 décembre 1975 abrogeant et remplaçant les articles 2 et 3 du décret de 1971. Une zone tampon de 1 km de large ceinturant le noyau central du parc à l’exception de sa limite naturelle ouest constituée par le fleuve Sénégal. Elle couvre une superficie de 6423 hectares, formant ainsi avec le noyau central un complexe protégé d’une superficie de 22.423 hectares.

1977 – Inscription sur la liste des Sites Ramsar

Le 11 juillet 1977 inscription sur la Liste des Zones Humides d’Importance Internationale de la Convention de RAMSAR sous le numéro138. (https://rsis.ramsar.org/ris/138)

1981 Inscription site Patrimoine Mondial

En octobre 1981 inscription sur la Liste des Sites du Patrimoine Mondial de l’UNESCO à la 5ème session suivant les critères (vii) représenter des phénomènes naturels ou des aires d'une beauté naturelle et d'une importance esthétique exceptionnelles et (x) contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation https://whc.unesco.org/fr/list/25

1984 - Classement sur la liste des sites du patrimoine mondial en péril

Les pays du Sahel ont connu une succession d'années de sécheresse qui a beaucoup marqué les zones d'hivernage de l’avifaune. Les relevés pluviométriques des années 1983 et 1984 ont été particulièrement bas si l'on tient compte des niveaux de presque inexistantes des crues au niveau des différents cours d'eau. En plus, le projet de construction du barrage en aval (Diama) constituait et compromettait gravement l'avenir de ce site si des mesures n’étaient pas prises. Prenant en considération les observations et recommandations de l'UICN ainsi que la réponse positive des autorités sénégalaises à la demande du Directeur général, le Comité du patrimoine mondial a décidé d'inscrire le Parc national des oiseaux de Djoudj sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 1984. http://whc.unesco.org/fr/soc/1524

1988 – Retrait du PNOD de la liste des sites du patrimoine mondial en péril

L'arrivée de l'eau au parc, qui avait été modifiée par la construction d'un barrage, était désormais assurée grâce à une écluse construite avec l'appui du Fonds du patrimoine mondial. Un plan de gestion était également en préparation à l'aide de fonds du WWF. Bien que la gestion de ce site nécessite encore des améliorations, le Bureau a estimé que les principales menaces étaient prises en compte et il a demandé au Secrétariat de prendre contact avec les autorités sénégalaises dans le but de retirer le bien de la Liste du patrimoine mondial en péril. http://whc.unesco.org/fr/soc/1578

1993 - Construction de la Station biologique du PNOD

La coopération avec la Station Biologique de Zwillbrock (SBZ) en Allemagne a permis la construction en 1993 de la Station Biologique du Djoudj sur financement de Land Rhénanie du Nord-Westphalie au travers de la Fondation Friedrich Ebert (FES). En outre, divers projets de recherche ont été entrepris par l’ORSTOM (actuel IRD) et l’Université de Dakar dans les domaines de la botanique, de l’ornithologie et de l’hydrologie.

1995 – Adoption du premier plan de gestion, le Plan Quinquennal de Gestion Intégré (PQGI) du PNOD et de sa Périphérie

Au classement du parc, les populations, qui occupaient les terres, ont été rétablies à la périphérie du PNOD. De plus, l’accès aux ressources naturelles du parc leur était strictement interdit. Par conséquent, ceci a créé de récurrents conflits entre l’administration du parc et les populations riveraines au détriment des efforts de conservation qui avaient poussé à la création de l’aire protégée. Ainsi, a été adopté le 24 janvier 1995, le Plan Quinquennal de Gestion Intégré (PQGI) du PNOD et de sa Périphérie avec l’appui financier et technique de l’Union International pour la Conservation de la Nature (UICN). L’objectif du PQGI était de réhabiliter les écosystèmes dégradés tout en favorisant l’exploitation durable des ressources naturelles en prenant compte des intérêts de toutes les parties prenantes du parc. La nouvelle approche favorisa ainsi la conciliation des demandes compétitives, dans un contexte de gestion collaborative du parc et des ressources.

2000 - Classement site en péril du patrimoine mondial

La mise en fonction du barrage de Diama, situé en aval du parc a fortement perturbé l’équilibre hydrologique du bien. Ceci s’est traduit par la prolifération de plantes aquatiques envahissantes, notamment de Salvinia molesta, accidentellement introduite en 1999, et de Typha australis . Une mission commune d'experts du Centre, de l'UICN et du Bureau de Ramsar entreprise du 14 au 22 septembre 2000. Le rapport de la mission préconise une assistance financière urgente pour lutter contre la salvinia (fougère aquatique) dans des points clés autour du Parc. En juin 2000, la plante avait en effet envahi 15.000 hectares du parc et occupait jusqu'à 70 km sur le delta. Le Directeur des parcs nationaux avait déclaré que l'Etat partie avait dû dépendre jusqu'ici du défrichement à la main de cette espèce ; cela a été rendu très difficile en raison du développement très rapide de cette plante. L’utilisation des méthodes de contrôle biologique en lâchant des scarabées mangeurs de plantes fournis par l'Afrique du Sud s'était révélée inadapté car le site nécessite une grande quantité d'insectes et le Sénégal ne disposait pas de connaissances techniques sur la lutte biologique. L'UICN indique que cette espèce envahissante a traversé le fleuve Sénégal et a envahi le Parc national Diawling de Mauritanie. L'UICN note également que la Commission pour la Survie des Espèces a préparé des Directives sur les Espèces envahissantes qui seront disponibles à la réunion de l'an 2000 du Comité du patrimoine mondial. L'Etat partie va coopérer avec le Centre du patrimoine mondiale de Unesco pour soumettre une demande d'assistance d'urgence tirée du plan financier établi par la mission, pour examen par la vingt-quatrième session extraordinaire du Bureau. Vu l'imminence du danger qui menace le site, le Directeur des Parcs nationaux de Sénégal a demandé que le site soit inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril. http://whc.unesco.org/fr/soc/2412

2001 - 2005 : Lutter contre Salvinia molesta en associant la lutte biologique et mécanique

En 2001, le Sénégal a mobilisé les autorités gouvernementales, les forces armées et la population locale durant six mois pour retirer manuellement le Salvinia molesta et protéger les sites les plus importants, notamment ceux qui sont situés à l'entrée du Sanctuaire. La suppression mécanique et manuelle des espèces envahissantes a été une étape essentielle pendant une période de 2-3 ans durant laquelle les mesures de contrôle biologique ont eu à jouer un rôle essentiel dans la lutte contre les espèces envahissantes. L'insecte Cyrtobagus salvinae a été identifié comme le prédateur biologique permettant de lutter contre le Salvinia molesta. Environ 1200 individus de ces insectes ont été importés et élevés à la Station biologique du Djoudj pour en accroître le nombre. En 2003, L’UICN a confirmer qu’après la dissémination de Cyrtobagus salviniae dans des zones riveraines du Parc et dans l’ensemble du Delta, Salvinia molesta a été réduite à un niveau peu élevé jugé acceptable ; elle ne menaçait plus le parc ni le Delta en général. L’UICN avait signalé cependant que Typha australis et Eichhornia crassipes posaient de sérieux problèmes au site et exigaient d’urgence attention et action. L’UICN avait indiqué par conséquent qu’il faudrait disposer d’informations complémentaires sur la surface concernée par ces espèces et sur la clarification du problème actuel (précisément lié à Typha australis). Elle avait souligné que pour lutter contre Typha australis, des mesures de lutte biologique ne convenaient peut-être pas.

2005 – Création de la réserve de biosphère transfrontalière du Delta du fleuve Sénégal, le PNOD un des noyaux

La Réserve de Biosphère Transfrontière du delta du fleuve Sénégal – RBTDS a été classée en juin 2005 par l’UNESCO à la demande du Sénégal et de la Mauritanie. Elle constitue un cadre d’orientation pour le développement durable de la région, en privilégiant la conservation et la restauration des écosystèmes. Basée sur une approche territoriale transfrontalière, elle vise une prise en compte intégrative du fonctionnement écologique du milieu, du paysage, des usages et des systèmes de production agropastoraux, et propose un zonage renvoyant à la fois à des priorités de gestion et à des responsabilités institutionnelles. Celles-ci sont nombreuses, incluant l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS), les différentes collectivités territoriales, les institutions de l’Etat dont les Parcs nationaux, et les représentants des usagers et des communautés locales.

2006 - Retrait du PNOD de la Liste du patrimoine mondial en péril.

Un atelier multipartenaires s’est déroulé du 24 au 27 avril 2006 avec pour but de préparer un plan d’action pour le bien avec l’engagement de scientifiques, de diverses ONG et d’anciens conservateurs du parc afin de prendre les mesures nécessaires pour réaliser les repères identifiés par la mission de suivi 2005. L’atelier a réussi à mettre au point un plan avec une série d’actions spécifiques qui devraient être mises en œuvre entre 2006 et 2008 pour atteindre les repères fixés, y compris un budget et un calendrier. Ce plan d’action vise à compléter le plan de gestion qui décrit notamment le système de gestion hydrologique correct. Ainsi à partir du rapport de l’État du Sénégal et des résultats de l’atelier sus cité, le Centre du patrimoine mondial et l’UICN ont noté que des progrès considérables ont été accomplis dans le suivi des recommandations essentielles de la mission de suivi de 2005 et vers la réalisation des différents repères. Avec le développement du plan d’action (2006-2008), l’état de conservation de ce bien devrait continuer à s’améliorer dans les années à venir. Et qu’il était essentiel que le plan d’action et les modifications prévues dans la gestion de ce bien puissent bénéficier de ressources suffisantes et soient mis en œuvre au cours de l’année 2007. Ce travail étant bien lancé, et à partir de l’évaluation de progrès ultérieurs dans la mise en œuvre des activités planifiées, la 30ème session du Comité a décidé de retirer le Parc national des oiseaux du Djoudj (Sénégal) de la Liste du patrimoine mondial en péril. http://whc.unesco.org/fr/soc/1127
2010 : Validation du plan d’aménagement et de gestion du PNOD 2010 - 2014
2017 : Validation du plan d’aménagement et de gestion du PNOD 2017 – 2021
2020 : Projet Construction d’une digue de protection pour lutter contre les effluents agricoles au PNOD sur financement de la coopération Luxembourgeois