Aller au contenu principal

Valeurs culturelles et sociales

Les villages de la périphérie du PNOD

Le PNOD regroupe dans sa périphérie immédiate huit villages que sont Débi, Diadiam I, Diadiam II, Diadiam III, Fourarate, Rone, Tiguet et Kheune Ils sont habités par trois ethnies que sont les Wolofs, les Maures et les Peulhs.



La population est estimée à 7094 habitants, soit 26,89% de la population totale de la Commune de Diama (données CR Diama). Les femmes représentent 50,20% de la population totale. Cependant, devant l’ampleur de la dégradation des écosystèmes des terroirs, le Djoudj est devenu le seul biotope concentrant l’essentiel des ressources naturelles faisant l’objet de compétitions et de conflits entre faune domestique et avifaune d’une part et les populations locales d’autre part.


Les Activités artisanales

Traditionnellement, ces communautés ont eu à développer des pratiques de gestion et de valorisation des ressources qui tendent à se dissiper d’une part de par la raréfaction des ressources et du déficit de transmission des connaissances. Le patrimoine culturel des communautés peut s’illustré à travers les activités artisanales des ethnies :

o la fabrication des tissus et les activités des forgerons chez les wolofs ;

o la fabrication des colliers, le tannage traditionnel des peaux, le tissage traditionnel des nattes et la pratique du henné chez les femmes maures ;

o l’élevage au cœur de l’économie et de la culture peule.


Les relations entre les populations et le Djoudj

Depuis la création du parc en 1971 et son extension en 1975 jusqu’au début des années 1990, la politique des pouvoirs publics dans la gestion du Djoudj s’est imposée de manière autoritaire aux populations. Cette politique a entraîné l’exclusion de celles-ci d’une partie de leur terroir. De cette politique de mise en réserve totale et de sauvegarde des ressources naturelles ont résulté des rapports conflictuels entre une administration jalouse de ses prérogatives et décidée à faire appliquer la loi et des populations frustrées et réfractaires à la réglementation. L’année 1994 marque le début d’une politique nouvelle en matière de gestion des ressources naturelles. Cette politique inaugure une ère de dialogue et de concertation avec les populations riveraines. Les principaux facteurs qui ont contribué à l’avènement de la nouvelle démarche sont :

o la persistance de la sécheresse dans le delta exposant plus dangereusement l’aire protégée aux agressions anthropiques ;

o l’évolution sur le plan international du concept de protection de la nature auquel s’est substitué le concept de conservation et de gestion participative qui implique la mise en valeur des ressources naturelles prenant en compte les besoins des générations actuelles et futures.